Quelques reflexions …après toi

26 août 2011

Mon frère, Mon Amour, te dire que le temps atténue la douleur, peut-être, mais, lorsque la réalité d’un monde sans toi, me fait vaciller, par la violence du retour de l’inconcevable sur mon corps et mon esprit ; à ce moment là, je redeviens une enfant fragile, perdue, sans étoiles pour m’éclairer dans cet abîme de souffrance!

Il est toujours terrible de constater les priorités des uns et des autres, nos géniteurs sont partis en CORSE, demandant à ton frère Patrick de garder la maison, ton père s’est souvenu qu’il pouvait servir, en effet, ce dernier n’est pas présentable lors de ton inhumation, mais garder la maison, il en est capable et c’est plus économique!

Réveil en fanfare ce matin, pour lui rappeler à 7h ce matin de ne pas utiliser le téléphone fixe, il est vrai que connaissant, Patrick, , le seul coup de fil serait adressé à son frère Bernard, et le Paradis est si loin….et tu ne nous as pas laissé ton numéro…ton portable terrestre ayant été résilié depuis longtemps, alors que de temps en temps, j’appelais pour entendre ta voix!

J’ai compris aussi que la prescription médicale du SUTENT, délivrée par le DR CHEVREAU était une fumisterie, car un simple contrôle à la SS nous confirmerait qu’aucune ordonnance de SUTENT n’a été enregistrée et pour cause, la Veuve Noire est passée par là pour programmer ton départ!
Tout comme la radio montrée sur l’écran pour démontrer une récidive au niveau de ta néphrectomie ; alors que ce scanner était scandaleusement édifiant par l’absence de toute trace de l’opération de ta perforation intestinale avec la pose d’un tuyau pour le transit….

Je t’aime, Bernard, comment reprendre le cours de sa vie lorsqu’il te manque l’essentiel….

Je suis allée voir mon ami, Ernst, très patient, ce qui n’était pas simple dans l’état physique et mental qui me mine depuis ton ultime départ!

Je te vois, me regarder, me prendre dans tes bras, tes yeux pleins d’espoir, de confiance, et c’est un déchirement de penser que nous n’avons pas pu te protéger de la détermination criminelle de ton épouse ; parce que les informations distillées à dose homéopathique, par ton épouse Nicole, n’ étaient que mensonges, des propos honteux pour cacher son incurie, la préméditation de son crime et ainsi, nous endormir et éviter toute intervention pour te sortir de ce qui était devenu le « donjon », ton mouroir!
Il est impossible , Bernard d’oublier, d’excuser l’impardonnable!
Je suis convaincue, que ta mort a été programmée, et j’envisage de préparer un mémoire pour évoquer l’euthanasie dont tu as été la victime , et aussi contrer les biens pensants sur l’euthanasie, laquelle à de rares exceptions ne peut que devenir une arme fatale dans les mains de prédateurs comme Nicole GAZIER, oui celle qui fût ta femme durant 35 années!
Son père, ce misérable, ce mécréant, n’a jamais cessé d’être omniprésent dans tout le déroulement de cette mise à mort!
Peut-être que Dieu leur pardonnera; moi jamais!
Ce sont des gens sans colonne vertébrale, sans éthique, ni conscience ; tu gênais , je l’ai vu et compris et plus encore, lorsque cette vermine, a osé m’insulter le jour de ton inhumation!
Apparemment, entre ta veuve et lui, la vulgarité et préméditer la fin d’autrui sont une seconde nature!
J’ai observé, dans une souffrance silencieuse, toute cette chienlit, et j’attends mon heure, Bernard pour saisir les autorités compétentes pour porter plainte contre ton euthanasie programmée et perpétrée par les blouses blanches du Centre CLAUDIUS REGAUD; le DR CHEVREAU et Mme GAZIER Nicole, qui fût la responsable légale de ce carnage

Je t’aime à jamais

Isabelle

BERNARD…tes amours improbables !

1 août 2011

Mon frère, combien de fois, n’avons nous pas demandé la permission de minuit ?

Et pourtant ce 17 mai, il m’était impossible de t’accompagner dans cette funeste sortie à 0h58 du matin!

Le chagrin immense, ne peut pas occulter les souvenirs et te dire que parfois j’esquisse un sourire, malgré ma souffrance indescriptible liée à ton absence ; et de me rappeler tes confidences sur tes péripéties féminines, lesquelles ont été nombreuses, et je me réjouis aujourd’hui que tu ais aimé, embrassé, connu l’exaltation, et le bonheur dans les bras de femmes qui t’ont rendu heureux, Patricia, Adeline, Brigitte, Eva, Luciana, Michelle…

Elles étaient folles de toi, assez belles, voire très belles, notamment cette fille à CUBA, qui s’était approché très près de ton coeur, et plus tard, lorsque tu avais regagné le domicile conjugal au bout de ce séminaire de 15 jours, tu étais en vrac, malheureux, avec le doute de passer à côté de ta vie, parce que tu aimais tellement vivre, exprimer ta sensualité, ton désir d’aimer et d’être aimé!

Tu avais sublimé cet amour… lequel t’ a emmené dans une danse folle des sens, et peu importe, si le service était compris, mais je sais que tu exultais, adorais, particulièrement cette liaison fabuleuse, ainsi que toutes les autres, durant quelques jours, semaines, et ou quelques mois!

Alors je n’ai que des regrets après avoir vu et compris le pourquoi de cette fuite incessante de ton foyer que tu aies eu cette réticence à t’écarter de tes responsabilités de père vertueux , parce que ton épouse, elle, n’a pas eu le moindre scrupule pour te tourmenter, alors que tu étais frappé par le cancer, et que tu étais à terre!

Elle n’a jamais ignoré tes incartades, sa complaisance se conjuguait avec l’aisance matérielle que tu lui apportais ; malgré tout, une séparation était prévue , cela avant l’annonce de ta maladie; et les priorités ont changé, alors à défaut d’amour, pour cette femme, ta femme, l’ évidence d’une sacré opportunité, car comment interpréter son inertie, alors qu’elle est initiée des conséquences de ta maladie.

Comment comprendre les professionnels de santé, qui ont accédé à sa demande pour mettre un point final à la vie d’un homme magnifique!

T’aimer dans la douleur et la maladie, certainement pas! Elle a failli, et fait le choix de t’abandonner!

Pourquoi ne pas te porter assistance alors que ta souffrance était à son paroxysme, et toi, de refuser de croire l’abominable, l’insupportable légèreté de cette future veuve noire!

Que s’est-il passé depuis ton dernier scanner en décembre 2010 ?
Son métier de manipulatrice en radiologie lui donnait toutes latitudes pour te faire passer un scanner, IRM, et de t’offrir les possibilités d’intervention dans les meilleurs délais pour te garder le plus longtemps possible, dès lors que l’on parlerait d’amour, d’humanité, du minimum que l’on donnerait à un étranger en situation de grande détresse !

Comment accepter de voir l’autre souffrir, en minimisant, la situation qui s’est avérée si grave par l’attente inadmissible dans ta prise en charge médicale, si l’on n’est pas déconnecté de toute compassion, et obsédé par des objectifs de vie à long terme où tu n’avais plus ta place!

Rien ne l’a arrêté, elle était ta responsable légale, elle était l’épée, une pierre angulaire incontournable dans toutes les décisions te concernant, et déterminée à ce que tu ne réintègres plus ton domicile !

Ce triste personnage porte la responsabilité de l’aggravation de ton état, jouant, avec les errements, et erreurs de diagnostic de tes médecins, oh mon Bernard, tu ne pouvais pas imaginer une telle abomination parce que tu n’avais ni rancune, ni l’esprit tordu ; et les derniers jours tu as su, et compris, qu’elle ne renoncerait pas, dans son objectif ultime, car tu me l’as dit ; « je ne peux plus la regarder » 5 jours avant ton départ…et pauvre de moi, imbécile, qui pensait que l’on te dispensait des soins ; alors que la dose de morphine a eu raison de toi mon amour!

Une femme intègre serait partie, et/ou aurait délégué la responsabilité légale, mais elle a trouvé un sens unique dans la belle vie que tu lui offrais…et vu que ton temps était compté, tu étais à sa merci, une telle malveillance est impardonnable, et plus encore son impatience manifestée à maintes reprises par ta résistance!

Mais ton corps et ton coeur malmenés, ont eu raison de toi, tu as prononcé des mots de désespoir, Bernard, mon coeur, tu as été abusé, comme nous l’avons été, et cela est notre fardeau et notre douleur de chaque jour !

Tu as cru, au couple retrouvé, alors qu’elle était devenue ta pire ennemie, et l’arme fatale à ton destin!

Je t’aime

Isabelle

LES ENFANTS MAUDITS

19 juillet 2011

Depuis le départ de notre frère, Bernard, ma soeur Hélène me dit souvent que nous sommes des enfants maudits… Il est vrai qu’après quelques décennies de vie, nous pensions nos parents géniteurs plus enclins à nous regarder au moins avec indulgence et pourquoi pas avec une certaine affection!

Avec ces gens là point de répit, nous sommes des « accidents » clairement nommés ainsi dans un écrit de ce père, lequel dans sa bêtise inconsciente, s’obstine à donner cette lecture insipide, à ma soeur, et de lire ce que nous savions déjà, que nous n’avons jamais été désirés, que la contraception n’existant pas (si, cher papa, l’abstinence), il a bien fallu s’accommoder de 4 enfants tant bien que mal, et nous de grandir à force de ceinturon, d’insultes, de maltraitance, d’humiliations, et d’écouter le grand Maître adjudant chef dans ses faits d’armes qui relèvent d’une imagination sans fin.

Et de déplorer que l’être qu’il ne sera jamais a fait de lui, un homme mauvais, menteur, hâbleur, lâche, et surtout très violent, enfin une violence, sur les enfants que nous étions et sa femme, laquelle au fil du temps s’est révélée, une mère plus qu’imparfaite!

Je suis mère à mon tour, une maman attentive au devenir de ses enfants, protectrice, aimante, en essayant de trouver le bon tempo et créer l’harmonie, le bon vivre dans une maison chaleureuse ; mais où je ne tolère aucun cri, le dialogue est roi, on parle de tout et de rien, j’ai toujours considéré que mes enfants ne m’appartenaient pas, et je les respecte chacun avec leur personnalité, leur fantaisie, et chacun sait qu’il peut compter sur moi, quoiqu’il arrive!

J’ai fait le choix d’élever mes enfants dans l’amour, sans rapport de force, sans cette hystérie déplacée, dégradante, il est vrai que garder de la constance dans une humeur égale est plus difficile, alors que j’ai grandi dans la stupeur des hurlements frénétiques, dangereux de parents inconstants, égoïstes et tellement désinvoltes dans leur comportement!

Le temps fait son oeuvre, l’oubli facile pour raconter une autre histoire, la leur bien sûr, , nous devenons des enfants de la déception, avec une jeunesse compliquée, des cancres à l’école, et entendre et supporter au terme de la vie de mon frère, cette parole indigne de ce père abject, et puis quoi encore, la mort de Bernard, ne doit pas  » justifier de magnifier son parcours, sa vie »

Mon amour, mon frère, nous savons tous quatre à quoi nous en tenir, rien dans leur existence, ni cette tragédie de te perdre si vite, si tôt, ne saurait nous donner une quelconque forme de légitimité dans la vie de ces géniteurs!

On ne choisit pas ses parents, ton départ pour un autre rivage a fait éclater cette pseudo famille, tu connais ce père calculateur, la mère vénale, et terrible, sous des apparences de mère modèle, mais dont la capacité de se souvenir de ce qu’elle devrait être, ne dure pas plus de quelques minutes! Elle change de costume pour mieux diviser, semer son amertume…

Nous sommes orphelins de toi, mon Bernard, nous sommes dans un tourbillon de chagrin, et nous devons l’affronter tous les trois, car les parents modèles, enfin, ce binôme d’imposteurs a choisi, de soutenir encore, celle, que tu ne supportais plus de regarder dans les dernières heures de ta vie et qui a tout fait, pour que tu passes de l’autre côté!

Notre histoire avec ces gens là s’arrête là, car, mon Bernard, comment comprendre ton père qui a lu un texte lors de la messe de ton inhumation avec ton beau-père que tu méprisais ; en lieu et place du fils, de ton frère qui lui restait ; alors moi de m’imposer dans cette messe mascarade pour raconter le guerrier, le père protecteur que tu étais…mais ce fût un court moment de raison que j’ai du voler dans l’organisation où nous étions, une fois encore, ton frère et tes soeurs écartés, bannis!

Je t’aime, je vous aime les enfants maudits et je vais oser une déclaration encore plus inédite, et folle, j’aime la femme, la mère, la soeur que je suis!

A nous quatre

Isabelle

TOI MON FRERE, MON AMOUR

29 juin 2011

Un 17 mai, est mort mon frère Bernard, d’aucun vous dirait que « paix à son âme » « sincères condoléances » tous les poncifs qui accompagnent la mort d’un membre de votre famille!

Bernard est mort faute de soins médicaux, d’une prise en charge responsable et dans les délais !

Elle l’a eu , mais qui me direz-vous, la maladie ? et je vous répondrai, en toute objectivité, NON, ce serait moins dur à vivre pour nous ; son épouse devenue responsable légale, celle en qui il avait donné sa confiance, sa vie, son temps, son oxygène, son corps, son âme,  l’amour ;  jusqu’à ces derniers jours où Bernard a senti, et compris, qu’elle ne lui donnerait rien, ni du temps pour le rassurer, ni l’accès aux soins d’urgence, encore moins  une présence protectrice, tendre et affectueuse à défaut d’amour , et plus encore son refus catégorique, voire hystérique de toute présence  la nuit, surtout pas la nuit, on ne sait jamais ; Bernard aurait pu demander de l’aide pour se lever , boire, l’aider dans les angoisses de la nuit !

Alors j’ai pris le relais durant 15 jours, auprès de lui dans une clinique toulousaine réputée, où chaque jour ne suffirait pas à raconter l’horreur, les morts, l’humiliation, le laisser aller , le manque de soins,le  manque de moyens, un système informatique en panne, nous sommes en FRANCE dans une clinique qui se targue bientôt de rejoindre le plus grand « CANCEROPOLE » européen; un Centre, concentration  d’espoir  de plus, des patients qui se croient protéger par une charte affichée des droits du Patient, mais qui s’avère sans  aucune valeur ; car les droits du malade sont oubliés, spoliés et le plus terrible, c’est de constater le Patient fragilisé, que l’on écoute à grande distance, qui n’a plus la force morale de s’indigner de l’abandon, et subit l’erreur de jugement, de choix vital du  bon responsable légal.

Car alors, ce dernier  se retrouve investit de tous les pouvoirs de vie et de mort, qui peut devancer en toute légalité la prise de décision ultime, et aussi  s’impatienter à haute voix,  lorsque les choses ne vont pas assez vite, et nous, les soeurs, et son frère, les visiteurs observateurs impuissants, assistons  à cette corrida abjecte où la mise à mort se fait sans prise de risque, le Patient n’ayant plus la force de combattre, et n’a plus droit au chapitre.

Les questions de l’interne : Quel est votre projet de vie à court terme Mr H ? Réponse de Bernard, sortir, conduire ma voiture, amener ma femme au restaurant !!!

Cette question a été posée à 3 reprises en moins de 20mn! Après la visite, je me suis entretenue avec l’Interne, qui devait avoir des problèmes de surdité, et ce dernier m’a précisé que j’étais tolérée…

Le conjoint responsable légal est un vrai ministère régalien à lui tout seul, et force est de constater avec horreur, dans les larmes, les multiples demandes d’explications; la manipulation, les mensonges du personnel médical, tout dévoué aux ordres du responsable légal, qui autorise à dispenser des pseudo-soins, et nous, de déplorer l’effroyable pour arriver à la décision finale : la mort d’un homme!

Depuis, j’essaie de comprendre cette machine à broyer, la trahison de ces blouses blanches qui se targuent de tous les pouvoirs alors que beaucoup sont déconnectés de toute éthique, dépendants de budgets, et de statistiques avec  de très jeunes  collaborateurs  internes, confrontés à des maladies graves mais  dotés d’un cynisme et d’une indifférence  qui font froid dans le dos!

Tout cela, je l’ai vu, j’ai essayé de combattre, de sauver mon frère de l’indicible ; c’était sans compter, sur l’oncologue qui bénéficiait de la complaisance malsaine et scandaleuse de l’épouse de mon frère et ainsi cacher son incurie, après avoir abandonné mon frère durant des mois, ignoré ses appels au secours, car enfin,  de quoi se plaint-on, les statistiques démontrent une  médiane de survie à 24 mois dans le cas de Bernard, il est vivant depuis 4 ans et 2 mois… propos tenus par l’oncologue de mon frère!

Bernard n’est pas mort de son cancer, mais d’une occlusion qui s’est installée insidieusement, mais sûrement et occultée  par un médecin traitant, lequel tout en visitant « son grand copain » confiant dans le diagnostic du Professionnel de Santé, rédigeait sans problème une ordonnance pour une gastéro-entérite, sans jamais examiner physiquement son patient!

Pourtant un simple examen, une palpation de l’abdomen aurait permis de poser le diagnostic de l’occlusion surtout après une opération de chirurgie digestive ; ce même médecin traitant qui n’a pas hésité à rédiger, avec une rare désinvolture,  plusieurs arrêts maladie pour la conjointe, responsable légale, qui ne souhaitait pas visiter son mari, en posant des arrêts sur ses congés payés! A croire, qu’elle connaissait à 24heures près la date exacte de la mort de mon frère!

J’ai tenté, de comprendre comment mon frère en était arrivé là alors que nous avions eu une alerte grave une année plus tôt, et où j’avais réussi à exiger des soins post-opératoires et le sortir des soins palliatifs; alors que déjà son épouse, sa tendre moitié, l’avait condamné en interdisant « tout acharnement thérapeutique », celui-ci consistant à poser une VVC (voie veineuse centrale) pour le nourrir, et l’hydrater, du sirop prinpéran pour  les nausées ! c’est tout!

Bernard a repris des forces, sa vie, acheté une voiture de sport, est reparti pêcher, une année magnifique, il avait pardonné à son épouse formidable parce qu’il avait  décidé de ne pas croire à l’incroyable perfidie d’une épouse qui fait partie intégrante du corps médical ;  manipulatrice en radiologie mais surtout de la bonne pensée, pour oser diagnostiquer une plainte précise de son mari qui aurait du l’alerter car placer à l’endroit de la néphrectomie en  » ça va aller ma caille » c’est normal!

Le temps passant, un frère jumeau apporte le journal du matin, trouve Bernard allongé, sur son canapé, seul, replié dans sa douleur, aussitôt son frère appelle les urgences, un scanner est passé, l’occlusion est bien là , à un stade très avancé, hospitalisé dans un CHU réputé, « encore », l’opération est programmée, déprogrammée, je descends de PARIS, et enfin il est opéré, mais la messe est dite, Bernard ne survivra pas, à ce qui est devenu une perforation intestinale par le fait d’une indifférence coupable d’une responsable légale qui s’est acharnée à refuser tous soins, devenus systématiquement dans sa bouche, de l’ acharnement thérapeutique alors que l’on ne parlait que d’un accès aux soins d’urgence,  dès lors qu’ils sont prodigués dans les temps

J’aime l’optimisme et l’empathie de David SERVAN SHREBER qui lui à la chance d’accéder à ce qui se fait de mieux dans l’oncologie, et surtout d’être merveilleusement entouré de sa famille qui l’aime vivant!

On peut se dire plusieurs fois « ADIEU », oui lorsque les choses ne sont pas biaisées, et que le patient, ne tombe pas dans les mains d’un être diabolique, car  lorsque celui-ci a décidé que le malade n’avait plus sa place au domicile, et cela ne s’invente pas, et bien la médecine s’exécute parce qu’il faut bien le dire, budgétairement, et pris en défaut de non assistance à personne en grand péril, se rend alors complice d’une euthanasie dont je n’ai pas pu empêcher sa réalisation, dans des conditions indignes, le temps d’aller chercher un maudit café!!

Je n’ai plus revu mon frère vivant, il a sombré dans les abîmes d’un monde qui l’effrayait, mais finalement, Bernard, mon frère, le monde que nous avons vu tous deux, durant 15 jours est terrifiant et j’ose croire que le rivage  qui t’a accueilli, ne peut que te réserver meilleur sort que celui que tu as subi depuis le 18 mars jusqu’à cette nuit du 17 mai à 0h58

Comment leur pardonner, jamais, ils m’ont pris mon frère, tout ce beau monde a repris le cours normal des choses, l’épouse modèle a enfin pris des congés »payés » pour s’occuper du côté administratif pour obtenir les assurances vie,  conduire ta voiture de sport, maquillée avec outrance et habillée comme une page de magazine, et ainsi effacer en moins d’une semaine toute trace de Bernard, mais pourquoi tant de hâte, elle qui avait une attitude en public, d’épouse modèle, alors qu’elle a démontré une violence inouïe, une détermination monstrueuse pour que tu partes avant les vacances d’été, etc.

Voilà, comment, on efface  le plus simplement du monde, son mari!
Un mois et 12 jours se sont écoulés, sans aucune nouvelle, aucune visite, Bernard a rejoint le caveau familial, ce dernier  avait compris les derniers jours que la préoccupation principale de son épouse était orientée sur ceux qui s’occuperait  de la toilette mortuaire, et d’organiser en 24heures une bénédiction pour celui qui lui avait assuré une vie de rêve, père de ses filles, en une homélie insipide, avec des étrangers pour parler de la vie de mon frère, que je ne reconnaissais pas, encore des fantasmes, des mensonges,  mais surtout un déni de toute la vie de celui qui a tant donné à sa famille!

Avec ces gens là, il est impossible de garder la moindre relation, ils sont responsables d’avoir permis à un système de santé défaillant d’oeuvrer  en association pour « effacer » un dossier, mais n’oublions jamais, que derrière ce dossier il y avait un Patient, un Homme, mon Frère Bernard qui a été  la victime de tous leurs manquements !

Bien entendu, tout ce que j’affirme, je l’ai vérifié grâce aux comptes-rendus de scanners que j’ai pu me procurer ; j’ai demandé le dossier médical , j’ai du faire la preuve de ma filiation, c’est chose faite, mais je ne doute pas qu’il me faudra beaucoup de temps pour confondre l’inconcevable, l’élimination intentionnelle de mon frère!